Feuilles mortes et mauvaises herbes


De mémoire j’ai lu ces mots dans un roman de David Peace, sur le coup l’association m’avait marqué, sans doute cela me rappelle-t-il ce qu’on laisse pour compte, ce que l’on déblaye, ce que l’on repousse, ce que l’on met de côté, ce que l’on arrache et que l’on désherbe à seule fin de faire place à la « vrai nature », celle que l’on se doit de dompter pour faire croire qu’on se trouve en haut de la chaîne alimentaire. Mais, le britannique, presque japonais, devait avoir en tête quelque chose de plus organique, de l’ordre de ce qui grouille.
Je ne suis pas persuadé qu’attaquer un blog avec autant d’entrain soit la plus saine des solutions, mais quitte à commencer quelque part autant se mettre au ras de pâquerette, à hauteur de ce que l’on ne voit plus, de ce qui gêne, sans toutefois avoir la prétention au rhizome. Après tout, il sera toujours temps de voir si l’on pourra s’élever ou s’il faudra plonger au coeurs des racines.
Bref, un blog – à l’ancienne, parce que l’old school c’est cool mais ça vieillit vite – histoire de tenir un journal de recherche et de trucs qui passent par la tête.
Je suis l’un des heureux coscénariste du projet de bande dessinée « la case blanche »  en collaboration avec mon comparse et néanmoins ami Robert Djaï pour tenir la plume et avec le talentueux (n’ayons pas peur des mots) Massiré  au crayon (et autres outils d’artiste).
Une scabreuse histoire de mine, de meurtre, de mémoire et de racisme au temps de la colonisation, tout un programme que l’on espère noir et surprenant, vous aurez, on l’espère, la joie de lire ces albums aux éditions l’Harmattan d’ici quelques mois.
Un éditeur qui prend le risque (enfin qui se tient à une politique éditoriale) de publier de la bande dessinée à consonance africaine (comme on dit), un éditeur qui nous a permis de travailler sur le collectif des Contes de Morne plage et de rencontrer Koffi Roger N’Guessan avec lequel nous mis en route un projet autour du thé (des scénaristes de France avec un dessinateur de Côte d’Ivoire pour parler d’une boisson chinoise en évoquant l’Angleterre ou encore les USA, sans oublier l’Afrique, il y a de quoi s’amuser).
Je vais donc être amené à évoquer les lectures, recherches, découvertes, pistes et fausses-pistes liées à ces projets et à d’autres… puisque le propre du scénariste est d’avoir des idées en tête et l’oeil à l’affût de la dessinatrice ou du dessinateur qui serait prêt à venir se jeter dans ces filets.

 

En plus de ces cases et bulles tournées vers l’Afrique (mais pas seulement) nous avons dans notre besace un projet se déroulant pendant le haut moyen-âge, une histoire de botte, de moulin, de chat et de conte, ne manque plus que quelqu’un pour tenir le crayon.

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